Il y a quelques années, j'ai fait une connerie de manager (en vrai plusieurs mais je peux pas tout traiter en un seul post 😜)
- Laurence SANGUINETTI-JULIEN
- 7 avr.
- 2 min de lecture
Période de feu au bureau : deux congés mat qui se cumulent, des départs, une équipe en surchauffe.🔥
Fatiguée du mode pompier je lance un recrutement pas bien défini en me disant qu'une personne en plus va nous soulager.
Est-ce que c'était une bonne idée?
Nope.
Notre organisation tenait parce que tout le monde compensait.
Chacun.e rattrapait un truc. Un flou. Un manque. Un rôle pas clair.
Et moi, j'ai rajouté quelqu'un là-dedans.
Une très bonne personne. Vraiment. Mais pas au bon endroit.
Parce qu'on n'avait pas vraiment clarifié l'endroit.
Comme elle était polyvalente on s'est dit : ""On verra au fil de l'eau."
On a vu.
Le désordre n'a pas disparu.
On l'a juste partagé avec une personne de plus.
Qui se demandait ce qu'elle venait faire là.
Légitime.
Derrière cette décision prise trop vite — il y avait trois réalités que j'ai pas suffisamment pesées.
* Mon organisation, qui avait besoin de structure. Pas de bras supplémentaires.
* Mes collègues, qui pensaient voir le bout du tunnel. Et qui ont continué à compenser.
* Et cette personne. Que j'ai mise en difficulté sans le vouloir. Dans un rôle flou, dans un contexte tendu, sans cadre pour réussir.
C'est ma responsabilité. Je l'assume.
Recruter dans l'urgence ne règle pas le désordre.
Ça le déplace. Et ça l'importe à quelqu'un qui n'a rien demandé.
Aujourd'hui, quand un client me dit "on a besoin de recruter" — je pose toujours la même question d'abord :
Est-ce que ton organisation est lisible pour quelqu'un qui arrive demain ?
Si la réponse hésite — on travaille ça avant.
Je sais de quoi je parle.
💬 Et toi tu as déjà pris une décision dans l'urgence dont tu as mesuré l'impact après coup ?





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